Voie Parenzana : à vélo le long de la côte slovène
Littoral et Karst
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Aperçu rapide – Voie Parenzana (tronçon slovène)
Le tronçon slovène de la Parenzana suit la côte sur 32 km, sur la plateforme d’un chemin de fer à voie étroite fermé en 1935, de la frontière italienne au-dessus de Koper jusqu’aux salines de Sečovlje à la frontière croate. Il est plat, presque entièrement sans voitures, et c’est la plus facile des longues sorties panoramiques du pays – une fois passés les 8 premiers kilomètres.
- Type : voie verte côtière sur ancienne voie ferrée (ex-ligne à voie étroite Trieste–Poreč), section de l’EuroVelo 8
- Région : Littoral et Karst (Škofije, Koper, Izola, Strunjan, Portorož, Sečovlje)
- Se combine bien avec : une demi-journée à une journée tranquille en VTC ou vélo électrique, une nuit à Piran ou Portorož et une courte marche jusqu’à la falaise de Strunjan
Données de l’itinéraire
- Distance : 32 km aller simple (de la frontière de Škofije à la saline de Sečovlje à Lera) ; environ 64 km si l’on revient à vélo
- Dénivelé positif : ~200 m aller simple – pente d’ancien chemin de fer, rien de plus raide qu’un faux plat montant
- Durée : 2,5–3,5 heures de vélo aller simple ; une demi-journée avec les arrêts
- Difficulté : Facile. Asphalte et gravier compacté, deux tunnels et quelques tronçons fréquentés dans les stations balnéaires où il faut nettement ralentir
À quoi s’attendre
La Parenzana – Porečanka en slovène – était un chemin de fer à voie étroite de 760 mm qui reliait Trieste à Poreč de 1902 à 1935, sur environ 123 km à travers ce qui est aujourd’hui le territoire de trois pays. Elle n’a jamais été rentable, les rails ont été déposés et la plateforme est restée à l’abandon pendant des décennies. Les 32 km slovènes ont été réaménagés en chemin piéton et cyclable, et le long de la côte l’itinéraire porte aujourd’hui le label EuroVelo 8.

Maintenant la partie honnête. Ce n’est pas une sortie nature d’un seul tenant. Les 8 premiers kilomètres depuis Škofije longent la lisière de Koper – la rocade d’un côté, de l’industrie légère et la vue sur les grues du port à conteneurs de l’autre côté de la baie. Ça s’ouvre dès qu’on laisse Izola derrière soi et ça le reste jusqu’au bout, mais si le départ industriel ne séduit pas, commence plutôt à Koper ou à Izola (voir la version raccourcie plus bas). Les autres compromis : très peu d’ombre sur de longs tronçons, de l’asphalte brûlant autour de Portorož et Lucija en juillet et août, et un chemin partagé près des stations où piétons, enfants et vélos électriques de location font qu’on passe pas mal de temps au pas.
L’itinéraire en détail
1) De Škofije à Koper (0–8 km)
Départ de la zone de l’ancienne gare de Škofije, juste à la frontière italienne – la même plateforme continue en Italie vers Muggia si l’on veut ajouter des kilomètres au début. De Škofije, le chemin descend très doucement par Dekani, longe la rocade de Koper et, à l’entrée de la ville, effleure le bord de la réserve naturelle de Škocjanski zatok. Plat, facile, et les 8 km les moins séduisants de la journée.
2) De Koper à Izola (8–16 km)
Passé Koper, l’itinéraire rejoint la mer et ne la quitte plus. Le tronçon entre Koper et Izola suit le rivage sous les pins parasols, avec une courte montée sur le promontoire de San Simon avant de redescendre vers Izola. Izola est le premier endroit où il vaut la peine de descendre de vélo – le port de pêche et la place Manzioli, à une rangée de maisons de l’eau.

3) D’Izola à Strunjan : les tunnels et les salines (16–21 km)
Le chemin monte légèrement sur le versant et traverse le tunnel de Šalet, long de 244 m – celui-ci est mal éclairé et sombre, alors emporte une petite lampe et enlève tes lunettes de soleil avant d’entrer. Au-delà, la presqu’île de Strunjan : les salines de Strunjan, les plus anciennes encore exploitées de l’Adriatique nord et partie du parc naturel de Strunjan, et juste au-dessus la falaise de flysch au-dessus de la baie de la Lune (Mesečev zaliv). Avec environ 80 m, c’est la plus haute falaise de la côte adriatique. À dix minutes à pied du chemin se trouve le belvédère au sommet de la falaise, et c’est le meilleur arrêt de tout l’itinéraire.


4) Le tunnel de Valeta et Portorož (21–24 km)
Le tunnel de Valeta, long de 550 m, perce la crête entre Strunjan et Portorož. Il est revêtu de brique, éclairé toute l’année et c’est le point le plus photographié de la Parenzana slovène. On ressort sur le versant au-dessus de Portorož ; la plateforme reste là-haut, si bien que rejoindre le front de mer de Portorož, le port de plaisance ou Piran suppose de descendre par un embranchement puis de remonter. C’est la partie la plus fréquentée et la plus urbanisée du parcours – en saison, la promenade est bondée.

5) De Portorož aux salines de Sečovlje (24–32 km)
Le dernier tronçon traverse Lucija, contourne le port de plaisance, dépasse Seča et débouche sur la plaine du delta de la Dragonja jusqu’à l’entrée du parc naturel des salines de Sečovlje à Lera, contre la frontière croate. Le chemin jusqu’à l’entrée est gratuit ; pour rouler ou marcher entre les bassins en activité, on paie l’entrée du parc (7 € pour les adultes, 1er avril–31 octobre – vérifie les tarifs à jour sur le site officiel des salines de Sečovlje). Le delta est le point le plus exposé au vent de l’itinéraire, donc si la burja se lève, tu la sentiras ici.

Détour : Piran
Depuis les environs de Portorož ou de Lucija, c’est un aller-retour plat de 4 km à l’écart de la ligne principale jusqu’à Piran – la place Tartini et le phare de Punta à la pointe de la presqu’île. Si l’on fait l’itinéraire en aller simple et que l’on rentre en bus, Piran est aussi le meilleur endroit où terminer.

Carte
La carte montre les 32 km complets depuis Škofije, à la frontière italienne, par Koper, Izola, la presqu’île de Strunjan et le tunnel de Valeta, jusqu’au parc naturel des salines de Sečovlje, à la frontière croate. Pour revenir, on refait le même itinéraire ou on prend un bus depuis Lucija ou Piran.
Meilleure période
Quand rouler
- Avril–juin et septembre–octobre : doux, plus calme, et la récolte du sel se voit à la fin de l’été et au début de l’automne.
- Évite la mi-journée en juillet et août : pas d’ombre, asphalte brûlant et promenades bondées dans les stations – pars avant 8–9 h ou roule en soirée.
- Surveille le vent : la burja peut souffler fort sur cette côte en toute saison, surtout de la fin de l’automne au début du printemps. Un vent de face de nord-est rend le delta de la Dragonja près de Sečovlje pénible.
Sécurité et avertissements
Le vrai risque
Autour d’Izola, Portorož et Lucija, le chemin est plein de piétons, d’enfants et de vélos électriques de location. Ralentis ; c’est là que les incidents arrivent.
Avant de partir
- Tunnels : Valeta (550 m) est éclairé toute l’année ; Šalet (244 m) est sombre – emporte une petite lampe et laisse tes yeux s’habituer avant d’entrer.
- Frontière : le chemin se termine à la frontière slovéno-croate à Sečovlje. Continuer vers Buje ou Grožnjan suppose d’avoir une pièce d’identité et de passer sur un itinéraire à part, plus vallonné.
- Eau : entre Strunjan et Sečovlje, il y a peu d’ombre et peu de fontaines – fais le plein à Portorož ou Lucija.
Version raccourcie depuis Koper
Pour éviter le départ industriel, commence au port de plaisance de Koper plutôt qu’à Škofije. De Koper à Sečovlje, cela fait environ 24 km aller simple avec une vingtaine de mètres de dénivelé, et presque chaque kilomètre se fait sur la mer ou à côté. C’est la version à faire avec des enfants.
Logistique
En voiture
On se gare à un bout et on roule jusqu’à l’autre. Škofije a un petit parking près de l’ancienne gare ; Portorož, Lucija et les salines de Sečovlje ont des parkings payants. Laisser une voiture à Koper et partir de là est la formule la plus simple pour un aller simple.
Transports en commun
Arriva dessert la côte entre Koper, Izola, Lucija et Piran environ toutes les 20 minutes, pour 3–4 € et environ 45 minutes d’un bout à l’autre (consulte les horaires Arriva). Les vélos ne sont pas garantis dans ces bus, donc les options réalistes sont de revenir à vélo – c’est plat – ou d’organiser une navette vélo-taxi, que plusieurs prestataires de la Parenzana assurent.
Louer une voiture ou un vélo pour la côte
Rejoindre Škofije, se déplacer entre les points de départ et faire l’itinéraire en aller simple : tout est plus facile avec son propre moyen de transport. On loue des vélos électriques et des VTC à Portorož, Koper et Izola, et la plupart des loueurs connaissent bien la Parenzana.
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Note de la rédaction : si tu préfères ne pas refaire les 32 km au retour, le plus propre pour un aller simple est de laisser la voiture à Koper et de revenir en bus depuis Lucija ou Piran.
Comment cet itinéraire s’inscrit dans les parcours
La Parenzana est le pendant côtier du seul autre itinéraire de cette section, la Voie cyclable Bled–Bohinj dans les Alpes – toutes deux sont des sorties plates et presque sans voitures qui suivent une ancienne ligne de chemin de fer.
- La même côte à pied : Piran et balades côtières est la version à pied des falaises de Strunjan et Piran, et Falaises de Strunjan et Piran – baie de la Lune traite en détail la falaise au-dessus de la baie de la Lune.
- Les salines et la Dragonja : Salines de Sečovlje, vallée de la Dragonja et villages perchés d’Istrie approfondit la zone de l’arrivée.
- Une autre journée depuis la même base : Villages du Karst, caves et prosciutto échange la côte contre le Karst de l’intérieur.
- Où loger et lire la suite : le guide de Piran, le guide de Koper et le panorama régional Littoral et Karst.
FAQ
La Parenzana est-elle asphaltée sur tout le tronçon slovène ?
En grande partie. C’est de l’asphalte avec des sections de gravier compacté et bien nivelé – adapté à un VTC, un gravel ou un vélo électrique, et praticable avec un vélo de voyage. Ce n’est pas un itinéraire pour des pneus fins de route.
Peut-on la faire avec des enfants ?
Oui, surtout la version raccourcie Koper–Sečovlje. Sur l’itinéraire complet, le seul vrai danger est le chemin partagé et fréquenté autour des stations, pas le terrain.
Comment revenir au départ ?
Revenir à vélo – c’est plat, et la boucle complète fait environ 64 km – ou prendre un bus Arriva depuis Lucija ou Piran vers Koper, en gardant à l’esprit que les vélos à bord ne sont pas garantis. Certains prestataires de la Parenzana assurent des navettes vélo-taxi.
Faut-il payer pour voir les salines ?
Le chemin jusqu’à l’entrée du parc à Lera est gratuit. Pour entrer entre les bassins en activité, on paie l’entrée du parc naturel des salines de Sečovlje (7 € pour les adultes, avril–octobre). Les tarifs et les horaires sont sur le site officiel du parc.
Peut-on continuer en Croatie ?
Oui. La Parenzana se poursuit depuis Sečovlje vers Buje, Grožnjan et Poreč – emporte une pièce d’identité, et attends-toi à un parcours plus vallonné côté croate.
Les tunnels sont-ils éclairés ?
Le tunnel de Valeta (550 m) est éclairé toute l’année. Le tunnel de Šalet (244 m) n’est pas éclairé de façon fiable – emporte une petite lampe.
Conclusion
La Parenzana est la plus facile des longues sorties vraiment panoramiques de Slovénie : plate, sans voitures sur l’essentiel de son tracé, et terminée par une lagune salante en activité et une petite ville médiévale sur une langue de terre. Pars tôt, commence à Koper si la lisière industrielle ne te séduit pas, et considère le tunnel de Valeta et la falaise au-dessus de la baie de la Lune comme les deux arrêts que tu ferais même pressé.
